Comment devenir conseiller en gestion de patrimoine (CGP) ?

Description rapide

Conseiller en gestion de patrimoine (CGP) désigne un métier et une approche globale du patrimoine, mais pas un statut réglementaire unique. Pour exercer, le professionnel doit définir précisément les services qu’il proposera et détenir les statuts ou habilitations requis : notamment CIF pour certains conseils en investissement, IAS pour la distribution d’assurances et IOBSP pour l’intermédiation en crédit. La formation CGP Duoforma réunit ces trois parcours réglementaires en 450 heures.

Devenir conseiller en gestion de patrimoine, c’est accompagner les décisions importantes d’une vie.

Le CGP aide des particuliers, des familles, des dirigeants ou des professionnels à organiser et faire évoluer leur patrimoine en tenant compte de leurs objectifs, de leurs contraintes et de leur horizon de temps.

Son intervention peut couvrir l’épargne, les investissements financiers, l’assurance-vie, la prévoyance, le crédit, l’immobilier, la retraite et la transmission.

Cette approche globale ne dispense jamais de respecter les réglementations propres à chaque activité. Un même cabinet peut relever de l’AMF pour son activité de CIF, de l’ACPR pour l’assurance et le crédit et de l’ORIAS pour plusieurs immatriculations.

Duoforma accompagne les porteurs de projet dans cette lecture transversale. L’objectif n’est pas seulement de valider trois formations, mais de comprendre comment construire une activité cohérente, conforme et utile aux clients.

Quel est le rôle d’un conseiller en gestion de patrimoine ?

Le CGP aide son client à prendre des décisions patrimoniales en reliant des sujets souvent traités séparément. Son rôle n’est pas de vendre systématiquement un produit, mais d’identifier les priorités, les risques et les arbitrages nécessaires à partir d’une vision d’ensemble.

Une mission peut notamment consister à :

  • recueillir les informations personnelles, familiales, professionnelles, financières, fiscales et patrimoniales utiles ;
  • clarifier les objectifs : constitution d’une épargne, protection de la famille, acquisition immobilière, retraite, transmission ou développement d’un patrimoine ;
  • dresser un bilan des actifs, des dettes, des revenus, des charges et des contrats déjà détenus ;
  • évaluer l’horizon de placement, les besoins de liquidité, la connaissance financière et la tolérance au risque ;
  • hiérarchiser les recommandations et expliquer leurs avantages, leurs risques, leurs coûts et leurs contraintes ;
  • mobiliser, lorsque cela est pertinent, des experts-comptables, notaires, avocats ou autres spécialistes ;
  • formaliser les conseils et organiser le suivi prévu avec le client.

Une relation construite dans la durée

Une bonne stratégie patrimoniale évolue avec la situation du client, la réglementation, les marchés et ses projets. Le suivi, la qualité des comptes rendus et la capacité à réinterroger les choix comptent autant que la recommandation initiale.

CGP et CIF : quelle différence ?

Le CIF est un statut réglementé défini par le Code monétaire et financier. Le CGP désigne une profession ou une démarche de conseil global. Un CGP peut exercer une activité de CIF, mais les deux termes ne sont pas synonymes. Le périmètre réel du cabinet détermine les statuts nécessaires.

Service proposé Statut ou habilitation nécessaire Exemple d’intervention
Investissements financiers CIF Recommandation personnalisée portant sur des instruments financiers.
Assurance-vie et prévoyance IAS Conseil et distribution de contrats d’assurance.
Crédit IOBSP Mise en relation ou accompagnement pour une opération de financement.
Transaction immobilière Loi Hoguet Entremise lors de l’achat ou de la vente d’un bien.

 
Un professionnel peut commencer avec un périmètre limité et ajouter ensuite d’autres activités. En revanche, il ne doit jamais proposer un service réglementé avant de disposer de la capacité, de l’immatriculation, de l’assurance et, lorsqu’elle est requise, de l’adhésion professionnelle correspondantes.

Faut-il obligatoirement cumuler CIF, IAS et IOBSP ?

Non, pas par principe. Il n’existe pas d’immatriculation ORIAS intitulée « CGP ». Les catégories à détenir dépendent des actes réellement accomplis.

Un professionnel centré sur le conseil en investissement pourra principalement relever du statut CIF ; un cabinet proposant aussi assurance-vie et crédit devra examiner les statuts IAS et IOBSP adaptés à son modèle.

Dans la pratique, le cumul CIF, IAS et IOBSP permet de couvrir une grande partie des besoins rencontrés en gestion de patrimoine. Il augmente aussi les obligations de conformité, d’assurance, de formation continue et de suivi administratif.

Le bon réflexe

Décrivez précisément les missions et produits que vous proposerez ainsi que votre mode de rémunération. Les statuts se déterminent à partir des actes réellement accomplis, pas du seul titre de CGP.

Devenir Conseiller en Gestion de Patrimoine avec Duoforma : trois expertises dans un parcours

Le parcours CGP Duoforma réunit les formations CIF, IAS niveau 1 et IOBSP niveau 1, soit 450 heures au total. Il permet d’acquérir les connaissances réglementaires nécessaires pour envisager un cabinet couvrant les investissements financiers, l’assurance et le crédit.

La formation est entièrement accessible en ligne et associe contenus réglementaires, cas pratiques, contrôles de connaissances et accompagnement humain. Depuis 2017, Duoforma a formé plus de 40 000 personnes.

Notre équipe étudie le projet avant l’inscription afin de vérifier si le parcours complet correspond réellement à l’activité envisagée. Elle reste disponible pendant et après la formation pour aider l’apprenant à comprendre les justificatifs remis et les principales étapes d’immatriculation.

Quelle formation suivre pour devenir CGP ?

Il n’existe pas une durée légale unique de formation attachée au titre de CGP. Chaque activité réglementée possède ses propres voies de capacité professionnelle. Le parcours de 450 heures proposé par Duoforma correspond à l’addition de trois formations de niveau 1 : CIF, IAS et IOBSP.

– La formation CIF de 150 heures

Elle constitue l’une des voies permettant de justifier la compétence professionnelle nécessaire à l’activité de conseiller en investissements financiers. Elle doit être distinguée de l’examen AMF, qui répond à une exigence séparée.

– La formation IAS niveau 1 de 150 heures

Elle vise la capacité professionnelle requise pour exercer notamment comme courtier d’assurance ou dans une autre catégorie de niveau 1, sous réserve de satisfaire aux autres conditions d’immatriculation.

– La formation IOBSP niveau 1 de 150 heures

Elle permet de justifier la capacité professionnelle de niveau 1 pour les activités de courtage ou d’intermédiation bancaire correspondantes, sous réserve du statut réellement choisi et des autres conditions applicables.

Selon le statut, la compétence peut aussi être justifiée par une expérience professionnelle ou un diplôme répondant aux critères réglementaires. Ces voies doivent être vérifiées séparément.

Formation complète ne signifie pas immatriculation automatique

La validation des 450 heures fournit les justificatifs de formation correspondant aux trois parcours. Pour exercer, il reste nécessaire de réussir l’examen AMF pour l’activité CIF et d’accomplir les démarches propres à chaque inscription : structure, honorabilité, assurance, adhésion professionnelle et dossier ORIAS.

Formation CGP et examen AMF : bien distinguer les étapes

L’examen AMF n’est pas remplacé par la formation CIF de 150 heures. Depuis le 1er janvier 2020, les personnes concernées par l’exercice du conseil en investissement doivent satisfaire à la vérification des connaissances minimales. Dans le parcours CIF, cette exigence est contrôlée par l’association professionnelle agréée par l’AMF.

Le candidat doit donc prévoir l’examen AMF en complément du parcours de formation. La réussite à cet examen ne suffit pas non plus, à elle seule, pour devenir CIF ni pour exercer l’ensemble des activités d’un cabinet de gestion de patrimoine.

Quelles sont les démarches pour créer un cabinet de gestion de patrimoine ?

L’ordre des démarches doit être adapté au projet, car plusieurs inscriptions peuvent être menées en parallèle mais chacune conserve ses propres justificatifs.

  1. Définir le périmètre de services. Précisez la clientèle, les missions, les produits envisagés, les partenaires et la manière dont le cabinet sera rémunéré.
  2. Identifier les statuts requis. Déterminez les catégories CIF, IAS, IOBSP et les éventuelles habilitations immobilières correspondant aux actes réellement prévus.
  3. Choisir une structure juridique et une gouvernance compatibles. Pour une personne morale CIF, seules des personnes physiques peuvent la gérer ou l’administrer en cette qualité.
  4. Justifier les capacités professionnelles. Réunissez les attestations de formation, d’expérience ou les diplômes recevables pour chaque catégorie.
  5. Réussir l’examen AMF lorsqu’il est requis pour l’activité CIF.
  6. Préparer le programme d’activité CIF et les procédures du cabinet : connaissance client, adéquation, conflits d’intérêts, rémunérations, réclamations, LCB-FT, données personnelles et archivage.
  7. Adhérer aux associations professionnelles requises. L’activité CIF suppose une association agréée par l’AMF ; le courtage en assurance et en crédit peut également imposer une adhésion adaptée au statut retenu.
  8. Souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle couvrant effectivement toutes les activités exercées et, si nécessaire, une garantie financière.
  9. Déposer les demandes d’immatriculation auprès de l’ORIAS avec les justificatifs correspondants.
  10. Finaliser l’organisation opérationnelle : conventions partenaires, documents clients, outils de conformité et plan de développement commercial.

L’ORIAS contrôle l’honorabilité des personnes concernées et vérifie les pièces propres à chaque inscription. Il est prudent de ne pas annoncer une date ferme de démarrage avant l’obtention effective des immatriculations nécessaires.

Quelles obligations envers les clients ?

Les obligations varient selon les statuts mobilisés, mais plusieurs principes se retrouvent dans toute relation patrimoniale sérieuse : connaître le client, comprendre son besoin, agir avec loyauté, expliquer les risques et les coûts, prévenir les conflits d’intérêts et conserver la preuve du conseil délivré.

  • présenter clairement l’identité du cabinet, ses immatriculations, ses partenaires et ses modes de rémunération ;
  • définir la mission et son périmètre avant de formuler les recommandations ;
  • recueillir et actualiser les informations nécessaires sur la situation, les objectifs et les connaissances du client ;
  • distinguer le diagnostic patrimonial, les recommandations et les actes de distribution ou d’intermédiation ;
  • expliquer les avantages, les risques, la disponibilité, la durée, les coûts et la fiscalité des solutions ;
  • formaliser l’adéquation du conseil et remettre les documents exigés pour chaque activité ;
  • organiser le suivi, le traitement des réclamations, la médiation et la conservation des documents.

Ne pas dépasser son périmètre

Le CGP doit savoir solliciter un spécialiste lorsque la demande relève d’une expertise juridique, notariale, comptable ou fiscale qu’il n’est pas habilité à délivrer lui-même. La coordination des experts fait partie de la qualité du conseil.

Indépendant, salarié ou membre d’un réseau : quel modèle choisir ?

– Créer son propre cabinet

Ce modèle offre une forte autonomie sur le positionnement, les partenaires et la relation client. Il suppose toutefois de financer les outils, la conformité, les assurances et la prospection, puis de construire progressivement sa crédibilité et son portefeuille.

– Rejoindre un réseau ou exercer sous mandat

Un réseau peut apporter des conventions, des outils, une assistance réglementaire, une gamme de solutions et une marque. Il faut examiner précisément les mandats, les coûts, les objectifs commerciaux, la propriété du portefeuille, les conditions de sortie et la liberté de recommandation.

– Exercer comme salarié

Le salariat permet d’apprendre le métier dans une organisation existante, avec des procédures et une clientèle déjà structurées. Les compétences et vérifications requises restent liées aux fonctions réellement exercées.

Votre projet mérite une réponse personnalisée

Vous souhaitez créer un cabinet de gestion de patrimoine, rejoindre un réseau ou vérifier les statuts nécessaires à votre activité ?
Contactez l’équipe Duoforma. Nous étudierons votre situation avant de vous orienter vers le parcours adapté.

Comment développer son activité sur le terrain ?

Le lancement repose d’abord sur un positionnement lisible. Un cabinet peut cibler les dirigeants, les professions libérales, les jeunes actifs, les familles, les expatriés, la préparation de la retraite ou la transmission. Cette spécialisation facilite la construction d’une offre, d’un discours et d’un réseau de prescripteurs cohérents.

Les premiers clients viennent souvent du réseau professionnel et personnel, de recommandations, de partenariats avec des experts-comptables, notaires, avocats, courtiers ou professionnels de l’immobilier, ainsi que d’une stratégie de contenu. Ces partenariats doivent rester compatibles avec les règles de transparence, de rémunération et de gestion des conflits d’intérêts.

La confiance se construit par la pédagogie, la disponibilité, des comptes rendus compréhensibles et un suivi réellement effectué. La fidélisation repose davantage sur la qualité de la relation que sur une promesse de performance.

Combien gagne un conseiller en gestion de patrimoine ?

Il n’existe pas de revenu garanti ni de grille unique. Un CGP salarié dépend de la politique de rémunération de son employeur. Un indépendant peut percevoir des honoraires et, selon les règles propres aux activités exercées, des commissions ou rétrocessions liées aux solutions distribuées.

Le chiffre d’affaires ne doit pas être confondu avec le revenu net. Il faut intégrer les cotisations sociales, les assurances, les adhésions professionnelles, la contribution AMF, les outils de conformité et de suivi, les abonnements documentaires, la comptabilité, la communication, les locaux éventuels et le temps non facturé consacré à la veille et aux contrôles.

Le modèle économique doit être cohérent avec la manière dont le conseil est présenté comme indépendant ou non indépendant. Les rémunérations et avantages reçus de tiers doivent être traités avec transparence.

Quelles obligations après le lancement ?

  • renouveler chaque année les inscriptions ORIAS pendant la période prévue ;
  • maintenir les assurances, garanties et adhésions professionnelles correspondant aux activités ;
  • déclarer les changements ayant une incidence sur les inscriptions ou les adhésions ;
  • tenir à jour le programme d’activité, les procédures et les documents remis aux clients ;
  • suivre les formations continues applicables, notamment la DDA pour la distribution d’assurances et la DCI pour les fonctions concernées par le crédit immobilier ;
  • actualiser les connaissances nécessaires à l’activité CIF selon les exigences de l’association ;
  • respecter les obligations de LCB-FT, de traitement des réclamations, de prévention des conflits d’intérêts et de protection des données ;
  • se soumettre aux contrôles des associations et des autorités compétentes.

Les erreurs fréquentes au démarrage

  • penser que le titre de CGP constitue à lui seul une autorisation d’exercer ;
  • supposer que la formation de 450 heures entraîne automatiquement l’inscription sous les trois statuts ;
  • confondre la formation CIF et l’examen AMF ;
  • choisir les statuts avant d’avoir défini précisément les services et le modèle de rémunération ;
  • sous-estimer le temps et le coût de la conformité, des assurances et des adhésions ;
  • présenter des solutions avant d’avoir suffisamment analysé la situation du client ;
  • dépendre d’un nombre trop limité de partenaires ou de prescripteurs ;
  • construire un prévisionnel uniquement sur les commissions brutes et sans délai de constitution du portefeuille.

Devenir CGP : préparer un projet complet

Devenir conseiller en gestion de patrimoine demande une combinaison de compétences techniques, réglementaires, commerciales et relationnelles. Le métier repose sur une vision globale, mais chaque recommandation doit rester dans le périmètre des statuts et habilitations réellement détenus.

Le parcours de 450 heures constitue une base complète pour les porteurs de projet souhaitant associer conseil en investissement, assurance et crédit. La formation doit toutefois s’inscrire dans une démarche plus large : examen AMF, choix de la structure, associations professionnelles, assurances, immatriculations ORIAS, conformité et développement d’une clientèle durable.

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